20 ans d’Amadea: Le navire de rêve allemand
Depuis 20 ans, en 2026, l’Amadea fait partie de la flotte Phoenix et depuis plus de 10 ans, c’est le navire de rêve de la télévision allemande.
Sur le marché des croisières allemand, il occupe une place bien établie et, grâce à sa taille compacte et à ses origines japonaises, il possède un charme qui lui est propre. Nous avons eu l’opportunité de découvrir le navire, son équipage et ses passagers lors d’une courte visite de deux jours.
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Ceux qui effectuent l’enregistrement au Columbus Cruise Center de Bremerhaven pour une croisière à bord d’un navire Phoenix ont inévitablement la sensation de participer à une grande réunion d’anciens camarades de classe. Les passagers saluent l’équipe Phoenix, qui rend le salut, et nouveaux venus et habitués échangent des politesses entre eux ; l’équipage (composé de 315 personnes) se connaît déjà naturellement. Le « Bienvenue à bord » devient un « Bienvenue à la maison », bien plus qu’un simple slogan. 80 % des invités de la croisière imminente vers le sud de l’Angleterre et le nord de la France (« Westeuropäische Küstenhighlights ») sont des clients réguliers, si bien que l’on se connaît presque inévitablement depuis des croisières précédentes. De plus, l’Amadea vient de revenir d’une longue croisière dans l’Atlantique Nord et au Groenland, et de nombreux membres de l’équipage et artistes arrivent pour la première fois à Bremerhaven, tandis que leurs prédécesseurs changent de navire, terminent leur contrat ou partent en vacances.
Peu de temps après, l’atmosphère familiale se fait sentir également à bord du navire lui-même. La « First Lady of the Seas » (Phoenix Reisen) peut accueillir au maximum 570 passagers, soit moins d’un dixième de la Disney Adventure, actuellement amarrée dans le bassin du port en face pour des travaux de maintenance. Un contraste entre deux mondes totalement différents : ici, le navire de rêve de la ZDF, qui relie ses passagers pas si jeunes (âge moyen sur cette croisière : 72 ans) à Florian Silbereisen et aux histoires romantiques de la télévision ; là, un parc d’attractions flottant pour familles, où même lors de croisières courtes sans escale portuaire, on trouve une montagne russe sur le pont supérieur.
Ici, un navire élégant datant de 1991, avec des numéros de cabine encore à trois chiffres, sans casino ni salle de jeux pour enfants ; là, un méga-croiseur de 20 ponts, dont les espaces publics sont répartis en sept sections thématiques pour éviter toute confusion. Même au sein de la flotte Phoenix, de nombreux passionnés de l’Amadea auraient du mal à la confondre avec l’Artania ou l’Amera, car l’ancienne ASUKA se rapproche en taille de l’ancienne Albatros (hors service depuis 2020) plutôt que de la « Grand Lady » ou de l’ex Royal Viking Sun.
Même l’exercice d’évacuation peu avant le départ se déroule dans un cadre relativement restreint. Ici, pas besoin de haut-parleurs ou de mégaphones : le numéro de la cabine est simplement appelé et, si l’invité est présent, il répond par un net « Oui ». Les couples répondent « Oui, oui », tandis que les cabines à plusieurs occupants ne sont pas prévues à bord de l’Amadea. Tout est noté sur un tableau avec des feuilles détachables, et il manque ce chaos linguistique typique d’autres navires. 96 % des passagers de l’Amadea sont allemands, autrichiens ou suisses (de temps en temps, un Luxembourgeois, un Néerlandais ou un Danois), de sorte qu’aucune annonce en anglais n’est faite à bord. Sur un navire Phoenix, on se retrouve entre semblables – tant du point de vue démographique que linguistique.
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Un navire de croisière à l’ancienne
À 18h précises, l’Amadea quitte Bremerhaven, où elle avait embarqué plus tôt dans la journée 40 tonnes de provisions pour la croisière à venir. La métropole sur la Weser est son port d’attache secret : sept mois par an, les croisières commencent et se terminent ici, interrompues « seulement » par un tour du monde de cinq mois qui emmène le navire sur tous les continents. Et ainsi, année après année. Après 35 ans passés sur les sept mers, il reste très peu de ports que ce navire expérimenté n’ait pas visités. La passerelle avant est remplie de plaques de ports du monde entier, témoignant de ses voyages : une véritable galerie qui continue de s’enrichir année après année.
Pour le départ, le Sailaway Party se tient sur le pont solaire, avec du champagne offert et les premiers échanges (ou retrouvailles) avec les membres omniprésents de l’équipe Phoenix à bord. Le soleil du soir disparaît derrière moulins à vent et digues, tandis que l’Amadea laisse derrière elle les navires porte-conteneurs de MSC, Maersk & Cie, échangeant la calme Weser pour la houle plus vive de la mer du Nord.
Au dîner, dans le restaurant « Vier Jahreszeiten » à la poupe, le léger mouvement des vagues rend le repas un peu instable, mais personne ne s’en soucie : nous sommes de toute façon sur un navire, et en vacances, personne n’a à craindre de perdre son repas en regardant l’horloge sans cesse. Dans les deux restaurants équivalents « Vier Jahreszeiten » (pont 5) et « Amadea » (pont 8), le dîner se prend sur une seule grande tranche horaire avec libre choix des tables, de 18h30 à 21h00. Ceux qui ne veulent pas manquer le départ ou souhaitent prendre une douche tranquille après une excursion tardive peuvent le faire sans se presser. Ce concept de « Freestyle Cruising » a été inventé par Phoenix avant que d’autres compagnies ne le mettent en avant avec beaucoup de rhétorique marketing.
Le premier soir, le menu propose magret de canard, salade mixte, boulettes de bœuf et tarte aux pommes, le tout très bon mais peut-être insuffisant pour rassasier complètement, surtout si l’on a sauté le petit-déjeuner et le déjeuner le jour de l’embarquement. Aucun problème : au Harry’s Bar et au Kopernikus Bar, des encas sont disponibles jusqu’à tard le soir, respectivement jusqu’à 23h et même jusqu’à 1h avec les célèbres « Kopernikus-Würstchen ». À bord de l’Amadea, personne ne reste affamé, et personne ne souffre du mal de mer : grâce à une petite adaptation, même le fameux « Schnapsi Taxi » – invention des collègues d’AIDA Cruises – est désormais disponible sur les navires de la flotte Phoenix.
Une excellente occasion de découvrir le navire se présente après le dîner, avec une visite guidée à bord, à laquelle participent non seulement les nouveaux invités mais aussi les habitués de l’Amadea. Un moment simple pour échanger avec l’équipe Phoenix ou partager anecdotes et curiosités sur le navire.
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On remarque immédiatement que l’Amadea, comme les autres navires de la flotte Phoenix, est un navire d’une autre époque, avec sa répartition classique — bien que désormais un peu datée — des cabines à l’avant (toutes les cabines sont extérieures) et des espaces communs, y compris la show lounge à la poupe. Cela garantit des coulisses de cabines tranquilles, mais implique quelques montées et descentes d’escaliers : la réception se trouve au pont 5, les bars et lounges aux ponts 6 et 9, et tout le reste quelque part entre les deux.
Ce qui peut sembler compliqué présente en réalité de nombreux avantages : il n’est pas nécessaire de parcourir 250 mètres de promenade pour passer d’un point à un autre, on croise souvent d’autres passagers dans les escaliers ou les ascenseurs, et en même temps, on peut profiter de l’atmosphère marine à l’intérieur du navire. Là où d’autres navires offrent des escaliers purement fonctionnels sans aucun détail, l’Amadea dispose dans le mini-atrium d’une sorte de « garde-corps intérieur » : une rambarde en bois avec des montants métalliques blancs, comme sur le pont solaire. L’arcade le long de la boutique au pont 6, avec effet planché du pont, est également très réussie.
Dans d’autres espaces, le navire de rêve télévisé dégage tout le charme des paquebots classiques : panneaux en bois comme séparations entre les ascenseurs, belle promenade en teck, ou le grand modèle de l’ancienne Albatros, sauvé juste avant la démolition et aujourd’hui exposé dans la Vista Lounge au pont 10, offrant le meilleur emplacement pour un panorama-bar. On peut s’y détendre avec de la musique live (jazz ou piano) et profiter d’une vue à 360° sur la mer, encore meilleure que celle du poste de commandement voisin. Pour de nombreux habitués, la Vista Lounge est leur endroit préféré à bord.
Beaucoup d’autres préfèrent la bibliothèque au pont 9, qui comprend le Kaminzimmer. Cet espace est resté presque intact depuis les deux propriétaires précédents du navire, depuis sa mise en service. Fauteuils rembourrés invitent à s’y attarder, les bibliothèques regorgent de romans, d’ouvrages illustrés et de lectures variées, et le meuble de jeux contient des classiques tels que Monopoly et Trivial Pursuit, sans inventions modernes comme Hitster ou Werwölfe. La lumière du soleil filtre à travers les fenêtres donnant sur la promenade. Même les feuilles apparemment accrochées au hasard sur le tableau central ont une histoire : elles proviennent de vieux registres de bord et de « notes » des cabin stewards, que l’équipage Phoenix a littéralement sauvées des poubelles lors du passage de relais. Ainsi, l’Amadea réussit ce qui manque souvent ailleurs : un respect révérencieux pour le passé glorieux et pour l’héritage du navire construit en 1991 sous le nom d’Asuka.
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L’âme japonaise
L’Amadea conserve encore aujourd’hui une partie de son âme japonaise. Bien que les groupes de voyageurs japonais, qui après le passage de l’Asuka à Phoenix Reisen en 2006 effectuaient régulièrement des croisières nostalgiques à bord de « leur » navire, appartiennent désormais au passé, de nombreuses références à son rôle d’amiral de la compagnie Nippon Yusen Kaisha (NYK) restent visibles dans la décoration du navire. La plus imposante est l’œuvre d’art “Song of the Seasons” de la peintre japonaise Noriko Tamura, une fresque géante qui sert de toile de fond à l’atrium. D’autres références historiques se trouvent dans les couloirs des cabines, où les œuvres accrochées aux murs (aucune identique à l’autre par le thème ou le design) montrent des motifs japonais, comme des grues stylisées au-dessus des ruines d’Hiroshima, ou dans les espaces communs, où les fleurs en plastique évoquent clairement une influence asiatique.
Pour éviter toute rupture stylistique après les travaux de rénovation nécessaires, Phoenix Reisen a ajouté des décorations aux touches japonaises, visibles par exemple dans des présentoirs en forme de bambou ou dans des tapis récents ornés de motifs floraux orientaux. Le pont de commandement conserve également des traces du patrimoine japonais : non seulement la cloche originale de l’Asuka y est honorée, mais on y trouve aussi le gong en laiton pour la traditionnelle cérémonie du thé japonaise (tout autre objet porterait malheur). Il en va de même pour la longue-vue Fuji, installée sur le pont depuis 35 ans et qui, selon les officiers, a mieux servi au fil des ans que d’autres modèles disponibles en Europe.
Le lien entre les anciens et les nouveaux propriétaires est réciproque : chaque fois que l’Amadea retourne dans son port natal de Nagasaki, les chantiers de Mitsubishi Heavy Industries interrompent brièvement le travail et s’inclinent devant le navire. Un moment encore plus émouvant est attendu le 19 mars 2026, lorsque l’Amadea (anciennement Asuka), l’actuelle Asuka II et la nouvelle Asuka III, construite en 2025 par la Meyer Werft de Papenburg, se rencontreront à Nagasaki : des émotions garanties.
Après 20 ans au sein de la flotte Phoenix, l’Amadea révèle également un caractère indéniablement allemand. Les suites du pont 10 portent des noms de villes allemandes comme « Wiesbaden », « Magdeburg » ou « Braunschweig » ; au Harry’s Bar, entre images d’instruments de musique, se trouvent des citations de Nietzsche et Wilhelm Busch ; sur le pont solaire, on trouve de vrais Strandkörbe, exactement comme à Travemünde ou Westerland. La petite boîte pour les dons de la DGzRS, placée en permanence à la réception, constitue une rareté dans le monde des croisières.
À bord, tout le monde se salue comme dans un petit commerce de quartier. Au Lido Deck, pendant le « maritime Frühshoppen », l’équipage installe à l’extérieur les bancs de style tentes de bière et diffuse Freddy Quinn en musique de fond. Dans sa chanson “Unter fremden Sternen”, on chante : “Fährt ein weißes Schiff nach Hongkong / Hab’ ich Sehnsucht nach der Ferne / Aber dann in weiter Ferne / Hab’ ich Sehnsucht nach zu Haus”
Aucune chanson ne décrit mieux l’Amadea et le sens du voyage qu’elle transmet. Enfin, les pièces de rechange pour l’ancien moteur diesel Mitsubishi de 1991 sont désormais fabriquées sur mesure par l’allemande MAN, une autre réussite de la collaboration germano-japonaise.
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Musique dans tous les bars
La première soirée à bord, selon le programme du jour (qui continue d’être remis chaque soir sous forme imprimée dans la cabine et qui n’oublie pas le populaire « Où se trouve aujourd’hui la flotte Phoenix ? »), est consacrée au thème « Musique dans tous les bars ». L’objectif est simplement de s’acclimater à bord ; demain, en effet, n’est prévu qu’une journée en mer. À partir de 20h30, Claus Speder, qui alterne les titres de « musicien », « polyvalent » et « artiste solo », divertit les invités dans le Harry’s Bar. Une heure plus tard, dans le même lieu, le chanteur écossais Kyle Trimble propose un Pop Party avec des titres d’Elton John, Abba et Madonna. Même dans la Vista Lounge ou au Jupiter Bar sur le Lido Deck, personne n’est laissé sans divertissement.
L’ensemble de spectacles de l’Amadea se compose de quatre chanteurs et six danseurs, garantissant une variété musicale et chorégraphique. Outre la grande Atlantik Show Lounge, qui s’étend sur deux ponts à la poupe, Harry’s Bar devient souvent scène pour des spectacles plus intimes, avec ventriloques ou magiciens, tandis qu’il est parfois transformé en discothèque ou en salle de bal. Sur le pont 6 à tribord, se déroulent des soirées musicales à thème Flowerpower, Oldies ou Classic Rock, la musique préférée des clients historiques de Phoenix, ayant grandi avec les Beatles et les Rolling Stones, qui vivent aujourd’hui leur seconde (ou troisième) jeunesse à bord de l’Amadea. Harry’s Bar, où le soir je me permets une Schmalzstulle et un sandwich au bretzel avec salade de viande, est le troisième petit joyau du navire et son cœur secret.
Ceux qui n’ont pas envie de musique ou de conversation peuvent se réfugier dans le cinéma à bord, toujours sur le pont 6 au centre du navire. Une oasis parfaite pour les cinéphiles ou pour ceux qui apprécient le visionnage collectif, fréquentée de 2 à 20 personnes. L’entrée est gratuite et le programme consultable à la réception. Le cinéma sert également pour des conférences et comme point de rendez-vous pour les excursions. Le seul détail pouvant déranger tard le soir est la vue sur le gigantesque parc éolien situé devant les îles Frisonnes orientales. Illuminée comme une ville, la mer de lumières paraît presque surréelle, interrompant le moment de contemplation dans la nuit. Au XXIᵉ siècle, en effet, l’obscurité totale en Mer du Nord n’existe que si l’on ferme les rideaux de la cabine, encore plus longtemps si l’on tient compte du décalage horaire, qui offre une heure supplémentaire lors de la traversée vers la Grande-Bretagne.
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Journée en mer
Le lendemain matin, la mer du Nord est calme. Le petit-déjeuner léger au Harry’s Bar est déjà prêt à 6h30 (les lève-tôt sur un navire allemand ne manquent jamais), tandis que le petit-déjeuner principal, servi dans les deux restaurants du bord, commence à 8h00. Ceux qui aiment le buffet peuvent se rendre au Restaurant Amadea, tandis que ceux qui préfèrent être servis à table ont l’option à la carte au Restaurant Vier Jahreszeiten, plus élégant. Le premier présente l’avantage de s’ouvrir sur la terrasse du Lido, permettant de manger en plein air lorsque le temps le permet. En ce jour d’octobre, le long de la côte néerlandaise, l’air est toutefois assez frais, et la majorité des invités préfère le confort intérieur du navire, dégustant le pain frais Phoenix, les petits pains tout juste sortis du four ou un « English Breakfast » avec jambon et œufs brouillés.
Bien rassasiés, la matinée offre l’occasion d’écouter la conférencière à bord, Petra Clamer, qui à 10h00 tient une conférence intitulée « La mer du Nord – une mer capricieuse », parfaitement en accord avec cette journée en mer, racontant la formation, l’histoire et les caractéristiques de cette mer sous la quille de l’Amadea. D’autres invités se détendent dans la Vista Lounge ou à la bibliothèque, profitant de la tranquillité avant que demain, avec le premier port de la croisière (Douvres), l’attention ne se tourne vers les excursions à terre. La distance de Bremerhaven à Douvres est de 348 milles nautiques, un temps suffisant, après la frénésie traditionnelle du jour d’embarquement, pour se familiariser avec le navire, les autres passagers et peut-être même avec quelques membres de l’équipage.
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En visite chez le capitaine
Le matin, je rencontre le capitaine de l’Amadea, le Néerlandais Robert Fronenbroek. Né en 1975, il a à peu près mon âge et est aussi cosmopolite que passionné par les navires. Originaire de Zwolle et formé comme navigateur à Amsterdam, il a commencé sa carrière à la Holland America Line (alors néerlandaise, aujourd’hui américaine), où il est littéralement passé du rang de cadet à celui de capitaine.
Il navigue sur les navires Phoenix depuis 2015, d’abord sur l’Albatros, puis sur l’Amadea, qu’il apprécie particulièrement. « L’Amadea est une lady et elle veut être traitée comme telle », raconte-t-il, « avec soin et sensibilité », surtout dans les ports, où son moteur moins puissant nécessite souvent l’usage de remorqueurs et d’ancres plus que d’autres navires comme l’Amera ou l’Artania.
Lors des manœuvres, l’absence de propulseurs à l’arrière exige habileté maritime et présence du capitaine sur la passerelle ouverte. Les passagers apprécient de pouvoir l’observer à l’œuvre, tandis que pour lui, cela peut être moins agréable, surtout dans le froid du Groenland ou sous le soleil brûlant des tropiques, où d’autres collègues donnent des ordres dans des espaces clos et climatisés. Tous les capitaines Phoenix n’aiment donc pas nécessairement piloter l’Amadea ; il faut la connaître et savoir la gérer, explique Fronenbroek.
Une incertitude future concerne le test au biodiesel, qui devra évaluer la réactivité du moteur Mitsubishi de 1991. Si le test est concluant, il sera possible de continuer à faire escale dans des ports aux réglementations environnementales plus strictes, garantissant aux passagers les destinations prévues. Cependant, la vie du navire sous pavillon Phoenix est limitée : « peut-être encore 5 à 10 ans », prévoit le capitaine.
La compagnie se trouve dans une situation complexe : maintenir l’expérience familiale avec de petits navires (max. 1 000 passagers) tout en attirant de nouvelles générations, habituées à des navires plus grands et modernes. Les courtes croisières entre les longs voyages sont nécessaires pour les travailleurs et les familles qui ne peuvent passer deux ou trois semaines consécutives en mer.
Fronenbroek apprécie surtout les longs voyages exotiques, également pour l’imprévisibilité des itinéraires : si un port est annulé à cause du mauvais temps, on cherche une alternative plutôt que de se contenter d’une journée en mer. Ainsi, le capitaine met à profit son expérience, l’équipage respecte les pauses prévues et les passagers ne perdent pas de destinations par rapport à leur réservation, vivant aussi l’aventure d’un port surprise.
La croisière annuelle autour du monde représente donc à la fois un défi organisationnel et une aventure continue. De nombreux passagers réservent 2 à 3 ans à l’avance pour s’assurer des ports spécifiques : un luxe que d’autres compagnies envieraient, mais il faut éviter qu’ils se tournent vers la concurrence si l’attente est trop longue. Certaines destinations, comme l’Alaska, l’Égée ou les Caraïbes, ne figurent presque jamais au programme, en raison de la saison nordique de sept mois et de la circumnavigation mondiale suivante, désormais rigidement fixée.
Apéritif maritime
Une heure plus tard, le capitaine Fronenbroek s’excuse, car l’attend le prochain engagement : la réception pour les membres Phoenix Gold, c’est-à-dire tous les passagers ayant réservé les suites à bord. Beaucoup d’entre eux sont des clients fidèles et représentent non seulement la tranche la plus aisée du navire, mais aussi celle qui fait le plus la promotion de Phoenix Reisen par le bouche-à-oreille. Pour l’armateur de Bonn, qui ne dispose pas des budgets publicitaires des grands groupes du secteur, chaque recommandation personnelle vaut littéralement de l’or.
Au même moment, l’équipage de l’Amadea prépare un autre événement typique, incontournable sur chaque navire Phoenix (et en général sur toute croisière allemande) : le maritimer Frühschoppen, l’apéritif maritime. À partir de 11 h, sur les ponts arrière 8 et 9, un buffet de spécialités marines est servi, accompagné de champagne (cette fois payant) et de musique live. Similaire à ce qui est proposé sur des navires comme l’Astor ou le Vasco da Gama, le public allemand l’adore, tout comme son équivalent bavarois : huîtres, tartines au saumon, salade de crevettes, musique populaire de l’Allemagne d’après-guerre, cuisiniers philippins joyeux avec chapeau et veste thermique, et passagers en pleine conversation avec le personnel ou entre eux sur le temps passé. Avec un temps favorable comme aujourd’hui, pour beaucoup, c’est déjà le premier moment fort de la croisière, avant même d’avoir touché un port. Ceux qui préfèrent la tranquillité trouvent toujours leur place dans la Vista Lounge, où le son rythmique des dés quatre ponts plus haut sur le pool deck crée un agréable contraste avec la musique de danse et le vent froid de la mer du Nord.
Pendant ce temps, l’Amadea avance lentement : le capitaine maintient une vitesse de six nœuds, pour préserver le confort lors du dîner de gala et respecter demain l’horaire prévu pour l’arrivée du pilote. La croisière devient ainsi plus détendue. Une autre particularité de l’Amadea est le buffet du midi, totalement dépourvu de fast-food, contrairement à d’autres navires où règnent hamburgers et saucisses. Ici, on trouve plutôt de petites côtes, des filets de poisson et des variations de pâtes et de riz : pas besoin du classique « frites-omelette » !
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Sur les ponts
Et ensuite ? Le meilleur moyen de continuer est de se promener sur les ponts extérieurs du navire, qui incitent à marcher plus que ceux des méga-croisiéristes modernes. Phoenix Reisen décrit l’Amadea comme « facile à gérer, mais néanmoins spacieuse », une définition qui lui va parfaitement.
Le promenade deck du pont 7 entoure le navire sans interruption et est très large. Il sert également de piste de jogging : en cas de marche à contre-courant, il n’est pas nécessaire de se serrer ou de chercher à chaque fois un coin ou une porte pour s’écarter. Un tour complet du pont correspond à 370 mètres ; à titre de comparaison, le parcours équivalent sur l’Icon Of The Seas, le plus grand paquebot du monde, mesure 670 mètres, soit presque le double. Une autre particularité du promenade deck est la présence des 18 cabines centrales, dont les terrasses donnent directement sur la promenade. Les passagers bénéficient ainsi du chemin le plus court pour sortir à l’air libre, mais doivent accepter d’être pratiquement « en vitrine » lorsque le temps est beau.
À l’arrière, les ponts de l’Amadea sont disposés en gradins, comme un amphithéâtre, offrant une vue splendide sur le pool deck en contrebas ou sur la mer et le paysage environnant. De plus, tous les espaces publics se trouvent à l’arrière, si bien qu’une bouffée d’air frais est toujours à portée de main, que l’on sorte du Restaurant Amadea, du Kopernikus ou du spa. Un petit inconvénient : les cabines sont situées à l’avant tandis que la piscine se trouve à l’arrière, il n’existe donc pas de liaison directe courte entre les deux points, sauf en traversant le restaurant. Ceux qui veulent se baigner doivent donc monter quelques marches.
À propos des escaliers : l’Amadea n’est pas entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite, comme le signale la compagnie. Tous les ports ne disposent pas d’une passerelle réglable en hauteur comme le Columbus Cruise Center de Bremerhaven, et certains ports le long du parcours présentent des différences de marée importantes. Chaque passager doit donc être capable de monter et descendre autonomement de la passerelle. De plus, le sun deck (pont 11) n’est accessible que par des escaliers : les ascenseurs arrivent en effet jusqu’au pont 10.
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Une discussion avec la directrice de croisière
Mais qu’est-ce qui a changé à bord au cours de ces 20 années depuis qu’Amadea fait partie de la flotte Phoenix ? Qu’est-ce qui en a fait le “Traumschiff” de la ZDF et quels changements l’attendent encore ? Nous posons la question dans l’après-midi à Manuela Bzdega, la directrice de croisière à bord. Nous la rencontrons, où sinon ? Dans un moment de tranquillité entre ses différents engagements, au Harry’s Bar.
Bzdega, dont la carrière dans les croisières a commencé sur l’Astra II, est l’un des visages les plus connus à bord, surtout depuis que la série télévisée “Verrückt nach mehr” lui a involontairement donné un peu de notoriété.
Quel est le plus grand avantage de l’Amadea ? lui demandons-nous. « Beaucoup de programmes ne se déroulent qu’une seule fois », répond-elle, et non deux fois, comme c’est le cas sur les plus grandes Artania ou Amera. Cela facilite non seulement l’organisation à bord, mais rapproche également les passagers. C’est pourquoi l’AMADEA est devenue le “Traumschiff” télévisé : avec ses 570 passagers maximum, elle se rapproche en taille de sa prédécesseure, la DEUTSCHLAND de la compagnie Deilmann.
Il faut toutefois donner un coup de main lors des tournages à bord, raconte Bzdega. Alors, la salle de détente du Spa au pont 10 à l’arrière se transforme temporairement en bar (parfois plusieurs fois pendant la même croisière si nécessaire), certaines lounges sont partiellement fermées aux passagers normaux et ceux qui souhaitent faire de la figuration peuvent s’inscrire sur les listes disponibles à la réception. L’équipe de tournage de la ZDF peut compter jusqu’à 80 personnes, ce qui serait un véritable problème si la compagnie n’informait pas toujours les passagers à l’avance des tournages prévus.
Heureusement, l’Amadea ne nécessite pas de modifications structurelles pour les prises de vue : ses espaces publics sont restés aux mêmes endroits qu’en 2006, avec seulement quelques portes déplacées expérimentalement, raconte la directrice. Seule exception : la salle “Asuka”, qui accueillait autrefois les cérémonies traditionnelles du thé japonais et contient aujourd’hui une table de ping-pong. Les baignoires dans les cabines ont été progressivement retirées : non pas tant à cause du poids, mais parce que la clientèle Phoenix, souvent âgée mais encore active, avait du mal à y entrer et à en sortir.
Lors des derniers travaux de rénovation, l’attention s’est concentrée sur les cabines, ce qui n’étonne pas pour un navire qui reste en croisière plusieurs semaines consécutives. En 2024, ce sont principalement les suites et junior suites qui ont été rénovées, tandis qu’en 2020/21, pendant la pause forcée de 19 mois due au corona, le navire a été entièrement restructuré et modernisé.
La prochaine escale au chantier est prévue pour l’automne 2026 ; avant cela, toutefois, l’anniversaire sera célébré. Le 12 mars 2026, l’Amadea fêtera en effet ses 20 ans sous pavillon Phoenix. Même si Bzdega ne peut encore révéler aucun détail cinq mois avant, les préparatifs du grand événement sont déjà bien avancés en coulisses.
Jusqu’à cette date, elle et son équipe gèrent quotidiennement la vie à bord. La directrice, ancienne assistante médicale qui a commencé sa carrière comme animatrice pour enfants, raconte que sur la croisière actuelle, il reste encore cinq cabines libres, ce qui réjouit, si ce n’est la compagnie, au moins l’équipe de housekeeping. Quelque chose peut toujours arriver à bord, nécessitant un rapide repositionnement : pannes techniques comme des tuyaux cassés ou des coupures d’électricité, mais aussi des raisons plus humaines, comme le ronflement constant ou des disputes conjugales, qui surviennent autant qu’à terre.
Un autre défi, inconnu sur les croisières courtes hebdomadaires sans temps morts, est de maintenir le moral des passagers lorsqu’il n’y a pas de « terre en vue » ou lorsque le parcours doit être modifié pour cause de mauvais temps. Dans ces cas-là, les lecteurs à bord sont encouragés à faire des heures supplémentaires, l’équipage montre ses talents artistiques ou d’autres, et les passagers eux-mêmes sont guidés pour prendre des initiatives, formant parfois un véritable chœur d’invités qui anime l’Atlantik Lounge.
Toujours présent est le team Phoenix, reconnaissable à ses pulls turquoise, qui peut se mêler aux passagers 24 heures sur 24, ce qui sur d’autres navires entraînerait un licenciement immédiat. Maintenir cette équipe de 8 à 11 personnes soudée et « alignée » est la responsabilité de la directrice, qui souligne combien le contact personnel avec les invités est important chez Phoenix : de l’accueil et du salut sur la passerelle jusqu’aux souvenirs qui accompagnent les passagers toute la journée, voire toute leur vie. Ainsi, Manuela Bzdega est pratiquement de service 24 heures sur 24, ou du moins toujours joignable. Un paquebot comme l’Amadea ne dort jamais.
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Soirée de gala
L’après-midi du premier jour de croisière se déroule tranquillement. On pourrait penser qu’après le petit-déjeuner, le frühschoppen et le buffet de midi, à 15h30, personne n’a encore faim ou appétit, et pourtant ce n’est pas le cas. Le restaurant Amadea bénéficie en effet d’une affluence surprenante à cette heure, et les desserts, gâteaux et sandwiches proposés sont vraiment irrésistibles. Il est donc difficile de ne pas se laisser tenter, d’autant plus que les excursions prévues pour brûler d’éventuelles calories supplémentaires ne commenceront que plus tard.
Un peu de soulagement vient du programme à bord : peut-être pas le bingo collectif avec Laura et Jeanette au Harry’s Bar à 16h15, mais sûrement plus appropriée est la gymnastique avec Tobias au Kopernikus Bar à 16h00. L’après-midi prévoit également des activités comme “Walk a Mile” (toujours avec Tobias) ou une rencontre de présentation avec la médecin de bord – à quoi cela servira-t-il ? Il peut y avoir des événements plus spectaculaires sur d’autres navires, mais l’Amadea n’est pas le bon navire pour cela. L’important est que les passagers participent avec enthousiasme.
À partir de 17h00, cependant, la plupart ont déjà d’autres préoccupations : commencent en effet les préparatifs pour la première soirée de gala de la croisière. Le programme quotidien le rappelle plusieurs fois (« Dress code : Gala »), donc personne ne peut manquer l’événement. La partie festive commence dès 17h15 avec le traditionnel “shakehands” avec le Capitaine et/ou la Directrice de croisière, accompagné de la photo souvenir. Ceux qui ne souhaitent pas participer peuvent entrer par la boutique de l’Atlantik Lounge, où, avant le dîner, est servi le cocktail de bienvenue, comme le veut la tradition des croisières.
Pendant le cocktail, le personnel de bord et d’hôtel, la direction croisière, le team Phoenix et les artistes à bord sont présentés un par un, ce qui prend naturellement quelques minutes et fait transpirer les premiers déjà avant 18h30, heure à laquelle commence le dîner de gala proprement dit. Le Capitaine Fronenbroek et la Directrice Manuela Bzdega présentent leurs équipes avec beaucoup de charme, rendant l’événement agréable et fluide.
Le dîner de gala est servi à la fois dans le restaurant Amadea et dans le Vier Jahreszeiten ; à bord se trouve également un troisième restaurant à la carte, le Pichlers, nommé en hommage à Fritz Pichler, Culinary Director (chef de flotte) de Phoenix Reisen, inauguré en 2024 sur l’Amadea. Situé au pont 8, côté tribord par rapport au restaurant Amadea, le restaurant dispose de 42 places et nécessite une réservation. Chaque passager a toutefois la possibilité de vivre au moins une fois, pendant la croisière, “une soirée spéciale” au Pichlers. Le menu est inclus, mais les boissons sont payantes, contrairement aux deux restaurants principaux.
Avec l’arrivée prévue à Dover le lendemain, plusieurs excursions d’une journée à Londres sont au programme, de sorte que beaucoup de passagers se retirent tôt en cabine après le somptueux dîner de gala. Les autres se retrouvent à 20h30 au cinéma de bord, où est projeté La légende du pianiste sur l’océan. Mais au bout de moins de cinq minutes, le lecteur DVD à bord se bloque. Un participant court à la réception, qui envoie un technicien et le problème est résolu. Le film recommence, mais après 30 minutes, il se bloque à nouveau. Une fois encore, un passager va chercher le technicien, mais cette fois, le DVD ou le lecteur restent en panne.
Comme le dit le Capitaine Fronenbroek – l’Amadea est une lady et doit être traitée comme telle. Dans ce cas, toutefois, elle se montre un peu capricieuse, et comme petit réconfort, la compagnie offre un verre de champagne. Le reste de la soirée, les spectateurs privés du film passent le temps avec quelques noctambules et Claus Speder au Harry’s Bar, où, tard dans la nuit, il est annoncé : “La piste de danse est ouverte”.
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Départ
Lorsque pour les passagers le lendemain commence tôt, pour le commandement du navire, la journée commence bien plus tôt. À 5h00, deux heures avant l’arrivée prévue à Dover, l’Amadea embarque le pilote. Cela aide le Capitaine et les officiers à évaluer correctement, dans l’obscurité de la nuit, les courants et les brise-lames, tandis que le Rotterdam devant nous et plusieurs ferries dans le canal se dirigent vers la même destination. À 7h00 précises, l’opération est terminée et l’Amadea accoste aux Dover Western Docks, l’ancien point d’embarquement des ferries ferroviaires locaux désormais disparus.
Sous le pont, cependant, le stress commence réellement. Depuis le printemps 2025, les autorités britanniques exigent, en plus du passeport, un ETA payant, une sorte de visa touristique qui refuse cependant de s’appeler ainsi. Les deux documents sont contrôlés directement à bord, juste après le petit-déjeuner (à partir de 6h30) : tout le monde fait la queue pour le contrôle des passeports, naturellement au Harry’s Bar. Comme la première excursion à Londres part déjà à 7h45, le timing est serré et l’atmosphère un peu tendue. Heureusement, les agents sont rapides et cordiaux, et la procédure se déroule sans encombre.
Les passagers disposent donc de onze heures pour visiter Londres, Canterbury, Sandwich ou Dover, avant que l’Amadea ne reparte à 18h00 pour poursuivre la croisière vers Portland, Brest, Lorient, La Rochelle, Bordeaux, Guernesey, Honfleur, Zeebrugge, Amsterdam et retour à Bremerhaven. Le programme de bord annonce même un “mix soleil-nuages”, mais en regardant depuis la cabine, cela semble un peu optimiste : le soleil est aux abonnés absents. Les croisiéristes expérimentés, comme la majorité des passagers de l’Amadea, ne se laissent bien sûr pas décourager par cela.
Amadea_Bibliothek
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L’auteur de ces lignes quitte l’Amadea après une visite de deux jours le cœur lourd. Ce n’est pas le plus grand, le plus récent ou le plus voyant des navires du marché des croisières allemand (et encore moins international), et il ne souhaite pas l’être. Le fleuron amiral de la flotte Phoenix représente plutôt un produit classique, qui soigne avec attention les soirées de gala, le shuffleboard, la bibliothèque et le cinéma à bord, tout en apparaissant détendu et familial, comme si l’on voyageait dans une compagnie soudée.
Après 35 ans en mer, dont 20 sous pavillon Phoenix, le navire est encore en excellent état et au goût du jour, au point que le croisiériste Douglas Ward lui a attribué quatre étoiles dans la dernière édition de son “Insight Guide”. Phoenix Reisen peut se considérer chanceuse de posséder ce petit joyau flottant et fera bien de continuer à offrir à la “First Lady des mers” les mises à jour et modernisations nécessaires, garantissant ainsi à l’Amadea une place spéciale dans le cœur de ses nombreux passagers réguliers et occasionnels.
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